Un musée vivant

 





 
Q
uand on parle de musée, on pense souvent au côté "poussiéreux" des antiques choses abandonnées. Face à ce type de préjugé qui peut aller jusqu'à dégoûter de fréquenter ces lieux pourtant garants de notre patrimoine, nombre d'établissements de renom ont depuis longtemps déjà restructuré les espaces, modifié les circulations, remodelé les lumières, repensé en somme toute la scénographie.

Et c'est dans cette perspective de rendre son musée toujours plus attractif que Renato MONOPOLI a dès l'origine pensé puis entretenu son espace d'exposition. Toutefois, la place lui est comptée. Pas question donc pour lui d'ouvrir telle ou telle nouvelle salle bien qu'il le souhaiterait.

C'est donc sous un autre angle, mais pas des moindres, qu'il a depuis toujours organisé l'ensemble de ses collections : la VIE.

En effet, dans son musée, tous les objets , ceux bien entendu qui sont susceptibles de fonctionner d'une façon ou d'une autre, tous les objets, disais-je, fonctionnent réellement.

 


Renato Monopoli


Sur cette photo, un technicien intervenant sur place

 

 

 

 

 

Un automate en panne, sil n'est pas réparable sur place, se retrouvera le soir même à Bruxelles ou, dans la semaine, quelque part en Europe entre les mains d'un restaurateur.

A l'instar de toutes mécaniques, tel orgue ou tel automate est pourtant susceptible de tomber en panne durant l'une de vos visites. Bien que cela survienne rarement. Évidemment ce sera une panne qui arrivera à un mauvais moment comme on dit mais avez-vous seulement connaissance d'une panne survenant à un moment propice ?

L'exigence et même, on peut le dire, la véritable obsession de Renato MONOPOLI demeure que TOUT ce qui peut émettre un son ou développer un mouvement fonctionne parfaitement. Il s'agit donc tout d'abord bien entendu de procéder à un entretien régulier hors des heures de visite.

Mais lorsque survient une panne, les technologies que l'on appelle téléphone, fax, Internet prennent toute leur dimension. Renato MONOPOLI   les utilisera toutes s'il le faut pour parvenir à contacter la personne compétente pour telle ou telle réparation.

C'est à partir de ce moment là que le cauchemar du restaurateur commence réellement. Oh! Non pas qu'il se trouve face à une difficulté particulière ou quelque chose qui se situe hors du champ de ses compétences, non. Le "cauchemar" du restaurateur ce n'est pas la "machine", c'est Renato MONOPOLI. Avec toute la gentillesse et la sensibilité qui le caractérisent, il ne trouvera pas de repos avant que tout rentre dans l'ordre, un ordre de magie et de fantaisie, celui de son musée.

En effet, il suffit qu'une panne survienne et voilà son espace de prédilection provisoirement amputé d'une pièce vivante. Et cela, ce n'est pas du tout de son goût. On retrouvera cette même impatience à l'arrivée prochaine d'une nouvelle pièce de collection.


Mise en place définitive de l'enseigne extérieure et réglages de détail

Renato MONOPOLI  fera toujours le nécessaire et davantage encore pour que son musée vive et demeure vivant, pour que tous ses orgues, pianos, automates vous apportent le plaisir et l'émerveillement qu'il souhaite et sait généreusement vous faire partager.

Je sais de quoi je parle : je fais partie de ces personnes qu'il "harcèle" de temps à autre mais il m'a aussi fait le bonheur de son amitié, alors ...

                                                                                                                                R.P.

 

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